​Notre vision du monde est très étroitement liée à notre conception de l'espace.

Dès lors mon intention est de faire œuvre avec l'espace pour redessiner le monde.

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De l'espace

Avec des capteurs d'espace installés in situ, dans le champ de notre réalité, je mets le monde à l’œuvre, pour qu'il devienne aussi plastique qu'un dessin à façonner au gré de notre imaginaire. Ces actions formelles sur la réalité font œuvre à-même l'espace du monde : il s'agit de voir et ressentir que le monde est malléable, polymorphe et inconstant, mais aussi inconnaissable et vertigineux. Le but de mes interventions est de montrer la texture vibratoire multidimensionnelle dans laquelle nous vivons au quotidien, et que notre quotidien se déploie dans une spatialité extrêmement malléable avec laquelle nous pouvons jouer.

Je déconstruis les formes usuelles des lieux pour nous immerger dans une sorte de chaos spatial. Pris dans quelque chose d'énigmatique et abstrait, par réflexe, nous cherchons de la cohérence, à reconstruire le lieu en une entité saisissable, à l'organiser à nouveau pour qu'il redevienne cohérent. Pour cela, le regardeur se trouve amené à faire des choix, il sélectionne les informations visuelles, les interprète de différentes manières, les agence pour recréer un monde qui lui semble cohérent, ou pas! Dans la foulée, il ouvre alors la dimension imaginaire des multiples possibles du réel, qui flottent dans le monde -mais restent cachés derrière nos concepts. Nos registres intuitif et conceptuel de l'espace se trouvent alors augmentés de représentations plus abstraites et plus libres de la réalité.

 

Ce qui est visé : nous transporter via la plasticité dans une dimension spatiale plus cosmique du monde.

​"Quelques tracés, couleurs, reflets, lumières, ou actions et le lieu devient capteur d’espace, il brouille puis élargit notre champ de perception et nous ressentons l'espace, nous pouvons toucher du regard des spatialités plus insensées de la réalité.

" Seul l’artiste sait que le monde est une création subjective." - Anaïs Nin

 
QUESTION : quel espace aujourd'hui, comment le représenter, les liens du corps avec l'espace
BUT : Moduler l'espace pour libérer notre imaginaire spatial
ACTION : installer des capteurs d’espace dans la matérialité même du monde -in situ-
ENJEU : nous ouvrir à des spatialités plus insolites
ESPACE  TEXTURE multidimensionnel polymorphe, malléable, toujours particulier
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ESPACE METAMORPHE ?
> à mi-chemin entre réel et imaginaire
> manipuler l'espace/temps du monde
> la perspective est toujours un choix (collectif et individuel)
> en jouer, composer la réalité
COMMENT EXPOSER L'ESPACE ?
> altérer notre perception usuelle
> déstabiliser notre représentation collective de l'espace et du monde
> dispositifs formels performatifs
> désolidariser l'espace du lieu
> expériences immersives singulières et déroutantes
> moments de spatialité inconnus

> l'espace devient inconstant, convertible, plus indéterminé
> modifier notre conception usuelle qui le voit homogène, continu et stable
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CAPTEURS D'ESPACE
> nous inscrit dans une multitude de spatialités
> dans les replis d'un espace/temps modulable
> se déroule dans la matérialité du monde
CE QUI EST VISÉ ?
> mettre en mouvement, déstabiliser, fissurer notre image du lieu,
> créer des leviers visuels inusuels
> avoir une emprise nouvelle sur l'agencement des spatialités
> libérer l'espace des constructions mentales prédéterminées
> espace comme entité abstraite saisissable, toujours singulière et particulière à chacun
COMMENT ATTRAPER L'ESPACE?
> rencontre avec le lieu
> articulations entre lieu, medium et lumière
> approche intuitive des multiples dimensions du lieu (matérielle, symbolique, vibratoire,)
 

​* TEXTES
EXPLORATOIRES

* L'espace est le miroir de nous-même, mais qu'en est-il si l'espace est multiple?

Le monde reflète l'espace qu'a inventé notre imaginaire collectif. C'est pourquoi je trace et dessine dans l’espace du site -in situ-, des lignes, des axes, des leurres, capables de déstabiliser les codes qui fabriquent le lieu, saisir les regards qui interprètent, et nous imbriquer dans un espace aux dimensions inconçues. [...]

* Le corps, une aventure spatiale dédaléenne

J'ai démarré avec le dessin du corps. Plus vaste que le physique, le corps est un espace insaisissable, sorte d'intérieur-extérieur fait d'humeurs, d'air, d'échanges. Dans la foulée, l'image du corps devient énigme, je découvre que nous n’avons de corps que nos préconçus, un corps imaginaire plaqué sur un ressenti.  [...]
 

* L'ici et maintenant de l'espace

Le monde reflète l'espace qu'a inventé notre imaginaire collectif. C'est pourquoi je trace et dessine dans l’espace du site -in situ-, des lignes, des axes, des leurres, capables de déstabiliser les codes qui fabriquent le lieu, saisir les regards qui interprètent, et nous imbriquer dans un espace aux dimensions inconçues. [...]

* La cherche et la recherche

La «cherche» c'est chercher de tableau en tableau quelque chose qu'on ne trouve jamais. Là n'est pas mon enjeu mais plutôt la « recherche », qui est une exploration de l'ordre du concept, et ce qu'il m’intéresse d'explorer : l'espace. [...]



 

* Pourquoi des expériences spatiales ?

Nous vivons dans une pure construction spatio-temporelle que notre regard et notre mental composent, tel un peintre façonne son tableau selon son époque avec les médiums disponibles. Le monde est un état instable de rapports, le résultat intuitif d'articulations, le monde n'est que tableau, collage d'images, de sensations, l'ensemble de nos conceptions, et c'est sur ce matériau que je travaille pour modifier la cohérence spatiale d'un lieu. [...]

* Quand la lumière crée le lieu et voir le monde

Travailler la lumière sur le site -in situ-, agir sur les luminosités du lieu d’exposition transforme le site et le recrée. En contrariant les points de vue, les obscurités, ouvrant ou fermant certains champs ou la forme des halos, coloriant la lumière, cela peut changer les chemins visuels et notre perception. [...]

* Une capture de l'espace par la géométrie

Le capteur d'espace par la géométrie est un dispositif qui sculpte l'espace avec de la géométrie. Il n’a de cesse de déconstruire la spatialité architecturale du lieu par une géométrie inusuelle, au code insaisissable. Il s’attache par ce biais à déstabiliser nos codes perspectifs pour laisser ouvert et rendre accessible quelque chose de l’espace insaisissable, visible mais quasi illisible. [...]

 

 

* Research
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Space

Trough in situ action on the world's space, redefining its reference grids, the intention is to give one the experience of multidimensional space, being continuously reworked. To do so, I set space catchers troughout the location. By essence, space catchers are performative formal devices. They move us into both puzzling and singular immersive dimensions that bring us into unknown time spaces. This work is not an illustration, it acts upon the world itself. Each space catcher is unique to the environment it is designed for, to the location that will be holding it. It also changes as different viewers activate it. Created with mixed media (adhesive, tape, proections, lasers, wall painting, mirrors, neon light,…), it can be ephemeral or permanent. ​With the play on lights, colors, reflections, lines, its fundamental action is to make the place maleable. The distabilizing setting into motion and craking down all preconceived notions on space. Through the process a dysmorphia of architecture’s parameters happens : less precise, ever changing, undetermined.In these unchartered dimensions, new marks allow for an unexpected grip on the arangement of space. Space being caught and reworked, the place becomes an imaginary construct hinting at a shifting world. This work is not about producing artefact. It is on catching space to redesign the world and give it the plasticity of painting.